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01.03.2007

Relançons l'Europe !

medium_HT2BACAEDON5SCASN10OXCA4KRJF0CA5V20K2CAUC4Y5VCA4EW3R0CA1PS5K5CADC5JNRCAIXR5GTCAYQD5Z8CA8AZ08WCARVF816CAWKFNLJCA9DMI58CA32REC3CAUW3GZ4CAOSTAE3CAZVH9OU.jpg             Depuis le 29 mai 2005 et le refus par le peuple français du traité établissant une Constitution pour l'Europe, l'élection présidentielle est indéniablement le moment opportun pour relancer la construction européenne. Ne nous y trompons pas, l'Union européenne est en panne, mais jamais nous n'avons autant attendu de l'Europe. Énergie, écologie, économie, politique sociale, sécurité, défense, politique étrangère, autant de domaines où l'UE est sollicitée mais pour lesquels elle ne dispose pas des moyens nécessaires pour répondre à ces attentes. C'est pourquoi Nicolas SARKOZY propose de nombreuses mesures concrètes pour relancer le projet européen.          

   La première urgence pour relancer l'Europe est de réformer le fonctionnement institutionnel. Nous ne pouvons continuer à garder à vingt sept un système institutionnel formaté pour quinze. Surnombre à la commission, grille de pondération des voix ésotérique au Conseil de l'UE entravant la prise de décision, problème de la présidence du conseil européen. L'UMP propose donc d’adopter un nouveau traité basé exclusivement sur des réformes institutionnelles. Ce nouveau traité est nécessaire si l'on veut réconcilier les Français avec l'Europe. Cette réconciliation ne se fera pas sans nouveau traité.

            Concernant la fuite en avant de l'Union en matière d'élargissement, il ne faut pas mentir aux Français en leur faisant croire que l'élargissement est une preuve de bonne santé alors que tout élargissement  ajoute un nouveau frein à la prise de décision tant qu'une réforme institutionnelle n'a pas effectuée. Or c'est l'engagement de N. Sarkozy de s'opposer à tout élargissement tant qu'une réforme institutionnelle adéquate n'a pas été effectuée. Il s'engage aussi à s'opposer à l'entrée de la Turquie dans l'UE mais affirme sa volonté à orienter les négociations dans la direction d'un partenariat stratégique.

            Autre sujet d'inquiétude pour les Français : la politique monétaire menée par la Banque Centrale Européenne. Organisme indépendant chargé de la politique monétaire dans la zone euro, elle a pour mission de maîtriser l'inflation, et est souvent accusée de maintenir des taux trop élevés néfastes pour l'investissement. N. Sarkozy propose donc que des représentants nationaux participent plus activement à la politique monétaire, et que soit créé un gouvernement économique chargé de coordonner les politiques économiques nationales, entre elles et avec la politique monétaire européenne. C’est un enjeu primordial pour donner à l'UE plus de cohérence et la rendre plus en phase avec les économies nationales et leurs fluctuations.

            Crédibiliser l'Europe, c'est donc la première priorité du projet de Nicolas SARKOZY.

Thibaud Marec (http://umpsciencespo.hautetfort.com/)

 

NB: http://www.sarkozy.fr/download/?mode=press&filename=2... 

 

Commentaires

On dit souvent la question européenne « enterrée par les candidats » ou on la qualifie de « question annexe » : il n’est rien. En tout cas pas du côté de Nicolas SARKOZY.

Un redémarrage de l’Union Européenne

Pour le Président de l’UMP, il faut « permettre à l'Europe de redémarrer ». Loin de vouloir remettre en cause le vote des Français du 29 mai 2005, mais conscient qu’il n’y a pas de « plan B », Nicolas SARKOZY souhaite faire adopter un traité limité aux questions institutionnelles, pour permettre à l’Union Européenne de fonctionner. Il proposera ainsi la création d’un poste stable de Président de l'Union européenne et d’un poste de ministre des Affaires étrangères européen.

Egalement soucieux de concentrer l'action européenne sur des politiques concrètes, Nicolas SARKOZY veut engager des négociations avec nos partenaires européens sur tous les sujets où nous avons besoin de politiques globales : l’immigration, l’énergie, l’écologie, la politique industrielle ou encore la recherche biomédicale.

En réponse à ceux qui pensent que l’Europe nous freine, Nicolas SARKOZY répond en proposant de permettre aux pays qui veulent avancer plus vite de le faire, en développant des coopérations renforcées.

Parce que l’Europe n’est plus en mesure d’accueillir de nouveaux membres, Nicolas SARKOZY demande que soit stoppée toute nouvelle adhésion tant qu'aucune réforme institutionnelle n'a eu lieu. Il exige également un arrêt des négociations d'adhésion avec la Turquie et souhaite les réorienter vers la conclusion d'un partenariat stratégique.

Une Europe plus protectrice

Pour une Europe plus protectrice, Nicolas SARKOZY prône, à l'image de l'espace Schengen sur la circulation des personnes, la création d’un grand espace de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et de la lutte contre la criminalité organisée. Il consisterait en des échanges de fichiers et de renseignements, des règles pénales communes ou encore la création d’un poste de procureur européen.

Nicolas SARKOZY veut aussi créer une force d'intervention européenne de sécurité civile (« casques verts »).

La France, plus présente en Europe

Parce que l’Europe ne se fait pas sans les peuples, Nicolas SARKOZY veut renforcer le rôle des représentants des gouvernements nationaux, notamment dans la conduite de la politique monétaire européenne.

Il veut en outre renforcer le rôle du Parlement français dans la conduite de la politique européenne de la France. Cela passerait par la création de commissions permanentes au Parlement, par la communication de tout projet d'acte européen et par la mise en place d’un débat au Parlement avant et après chaque Conseil européen.

Nicolas SARKOZY veut par ailleurs garantir le principe de préférence communautaire, pour permettre à nos entreprises de consolider leurs positions avant de se lancer dans la conquête de marchés extérieurs. Il veut modifier la politique européenne de concurrence, pour ne pas empêcher la constitution de champions européens. Il demandera enfin à l'Union européenne de supprimer l'attribution de fonds structurels aux pays qui pratiquent le dumping fiscal ou social.

Impliquer les Français dans l’Europe

Très attaché à la jeunesse, Nicolas SARKOZY veut donner à chaque jeune la possibilité de faire un séjour prolongé dans un pays de l'Union dans le cadre de ses études. Il propose ainsi la généralisation des programmes Erasmus et Leonardo, l’augmentation des bourses de mobilité et le développement des prêts à taux zéro.

De plus, afin d’impliquer davantage les salariés Français dans l’Europe, Nicolas SARKOZY souhaite créer un dispositif européen de participation des salariés aux bénéfices des entreprises européennes. Cette mesure aura par ailleurs un impact positif sur le pouvoir d’achat des Français : une des priorités du candidat de l’UMP.

Nicolas SARKOZY : la bonne voie pour la bonne Europe

Entre une gauche qui prône un élargissement infini de l’UE (au nom de la solidarité) et une extrême droite qui veut « sortir de l’Europe », Nicolas SARKOZY propose une voie équilibrée.

Entre une gauche qui agite sans cesse l’épouvantail d’une Europe qui serait « ultra-libérale » et une extrême droite qui décrit l’Union Européenne comme un carcan qui étrangle la France, Nicolas SARKOZY propose de faire de l’Europe un espace de protection accrue et un véritable moteur pour la France.

Louis BAPTISTE

Ecrit par : Louis BAPTISTE | 02.03.2007

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